Le projet de budget 2026 bis présente un déficit impressionnant de 599,4 millions de francs, soit une amélioration de 88 millions par rapport à la version amendée de novembre 2025. Face à cette situation alarmante, le Conseil d’État doit élaborer un plan d’économie d’ici juin, pourtant, le délai légal pour un nouveau projet de budget est jugé irréaliste compte tenu de la complexité d’une refonte dépassant les onze milliards de francs.
Les charges de fonctionnement sont en forte hausse, atteignant 11,3 milliards, tandis que les revenus stagnent autour de 10,7 milliards, entraînant un déséquilibre financier critique. Le Conseil d’État a décidé de ne pas remettre en question les priorités déjà fixées, se concentrant sur des dépenses essentielles comme une augmentation des subventions aux transports publics et un soutien accru aux personnes handicapées. Les facteurs clés de cette dégradation comprennent une baisse des recettes fiscales due à un ralentissement dans le commerce de gros et le gel de la participation des communes à la péréquation intercantonale, ajoutant au poids des charges sur les finances publiques genevoises.



